Mes 3 meilleures astuces pour booster la confiance en soi de son enfant

Avoir une bonne confiance en soi est un facteur important de réussite scolaire. Plus la confiance en soi est développée, plus la motivation pour apprendre est au rendez-vous.

Dans cet article, je vais vous partager mes trois meilleures astuces pour booster la confiance en soi de son enfant. Trois astuces à utiliser pour l’aider dans sa scolarité, puisque c’est le thème de mon blog ! Mais pas uniquement ! Ces trois astuces vous seront très utiles aussi dans la vie de tous les jours, et à votre enfant aussi !

Astuce confiance en soi n° 1 : « tu peux être fier de toi ! »

Si vous avez bien lu mon titre et non en diagonale, vous aurez pu constater que j’ai écrit « tu peux » et non « je suis ».

En effet, ce changement de pronom sujet (non, non ne vous inquiétez pas ! Je ne vais pas vous faire un cours de grammaire!) modifie complètement l’impact de cette petite phrase.

Cela a été une révélation pour moi lorsque je l’ai entendu la première fois dans un stage de formation continue ! J’ai passé des années à répéter inlassablement à mes enfants, à mes élèves « je suis fière de toi ! » et là, on m’expliquait que cette petite phrase qui se voulait très positive ne développait pas du tout la confiance en soi !

L’effet de surprise passé (et de culpabilité pour tout vous dire), j’ai écouté le formateur et cherché à mieux comprendre.

Lorsque l’on dit à un enfant qu’on est fier de lui, on sous-entend qu’on pourrait à un autre moment ne pas l’être du tout.

Notre regard, notre approbation devient alors le verdict ultime. En fait, nous rendons l’enfant dépendant à notre jugement. Il ne va avancer alors , progresser que dans le but de nous faire plaisir, d’obtenir ce fameux : « je suis fière de toi ! » .

Or, pour avoir confiance, il est indispensable de se détacher du regard de l’autre.

Pour mieux comprendre, revenons sur la définition de confiance en soi

  • Wikipédia :  la confiance en soi est en rapport avec les capacités d’un individu
  • Psychologies.com : avoir confiance en soi c’est avant tout se connaître, c’est croire en son potentiel et en ses capacités
  • Réviser-mémoriser.fr : dans le livre Apprendre à apprendre, André Giordan et Jérôme Saltet écrivent que la confiance en soi est à mettre en rapport avec les capacités : elle concerne ce que nous sommes capables de faire.

De ces trois exemples, un mot ressort : CAPACITES.

Donc pour en revenir à la confiance en soi de notre enfant, si l’on veut qu’il se sente CAPABLE d’apprendre, d’avancer, de réaliser de belles choses, il va falloir l’aider à prendre conscience de ses capacités, de ses réussites.

Lui dire « tu peux être fier de toi », reviens à lui dire « tu es allé chercher en toi ce qu’il fallait pour réaliser cette action (cet apprentissage, cette réalisation, etc). Tu as su trouver les ressources nécessaires. »

Vous conviendrez que la petite phrase « tu peux être fier de toi » est quand même beaucoup plus sympa !

confiance en soi

tu peux être fier de toi

Mais l’idée est là : lui apprendre à connaître ses capacités pour mieux les utiliser le moment venu. « Ce n’est pas maman, papa, la maîtresse ou tout autre adulte de l’entourage qui décide si je suis capable de réussir ce qui est demandé. Je vais le décider tout seul.»

Et je vous assure que cette astuce confiance en soi fonctionne !

Il m’arrive encore quelques fois, en classe, de dire à mes élèves : « super ! Oui, c’est bien ! » (on ne chasse pas les vieux réflexes aussi facilement!). Je me reprends alors ensuite rapidement et je rajoute la phrase magique : « tu peux être fier de toi. » . Et bien, vous me croirez ou pas, quand je leur dis : quand je leur dis « bravo ! c’est bien. » ils ont souvent la tête baissée et quand je rajoute « tu peux être fier de toi ! », très souvent ils lèvent leur visage et leurs yeux se mettent à briller. J’ai la douce impression alors d’être une magicienne qui leur a dit une merveilleuse formule magique.

Vous allez sans doute me dire, c’est bien beau tout ça mais moi mon enfant il n’est vraiment pas doué en orthographe ! Comment lui dire qu’il peut être fier de lui alors qu’il ne réussit jamais ses dictées de mots ?

Ce qui nous amène au second conseil.

 

Astuce confiance en soi n°2 : la méthode des petits pas

Si l’on garde l’exemple de la dictée de mots, comment renforcer la confiance en soi de son enfant s’il a eu 0/10 à chacune de ses dernières dictées ?

Et bien en prenant du recul par rapport à cette note et en lui proposant un DEFI plus accessible pour la prochaine fois.

Exemple : « bon je suis sûre que tu peux progresser en dictée. Ce n’est pas encore possible d’avoir tout juste mais, d’après toi, combien de mots pourras-tu écrire sans erreur à la prochaine dictée ? »

Les premières fois, il est possible qu’il soit dérouté par cette question et vous réponde « aucun ». Ce n’est pas grave! A nous alors de lui proposer un défi à sa hauteur : 1, 2 ou 5 mots, pas d’importance !

 

Ce qui compte, c’est que ce soit vraiment réalisable, une toute petite marche qui en demande pas d’effort !

C’est comme quand vous appreniez à votre enfant à marcher. Si vous vous mettiez à 10 mn de lui en lui tendant les bras, je parie qu’il n’osait pas se lancer ! Mais en se plaçant là, à 1m, il pouvait oser.

Et oui ce qui est important, c’est d’aider son enfant à OSER.

Je vais vous raconter un exemple que j’ai vécu avec une jeune que j’aide chez elle.

Pour apprendre sa leçon d’histoire, nous avions préparé un livret sorte de lapbbok avec nombreuses illustrations collées. Léa avait très envie de l’apporter au collège pour profiter de son heure d’étude. Elle souhaitait ainsi réviser les derniers points les plus ardus. Seulement Léa était aussi très mal à l’aise de montrer ce lapbook aux camarades de classe.

Le lundi, je lui ai donc dit : « je te mets au défi de l’apporter dans ton cartable demain. Tu as réussi ton défi si tu l’as apporté au collège. »

Le mercredi, quand nous nous sommes revues, Léa avait effectivement apporté son lapbook au collège la veille. Quand je lui ai demandé si elle l’avait sorti, elle m’a répondu : « non, tu m’avais juste dit de l’apporter ! »

Son défi était relevé ! « Tu as réussi ton défi ! Tu peux être fière de toi ! »

Vous allez peut-être me dire que ça ne sert à rien si elle ne l’a pas sorti. Et bien, pas du tout !

Le lendemain, le jeudi, jour du contrôle, Léa m’a raconté avoir passé la récréation lapbook à la main, ignorant totalement le regard des autres pour finir de réviser !

confiance en soi

tu peux être fier de toi

 

Le plus difficile était le premier petit pas, celui pour lequel, bien souvent nous, adultes, nous n’avons pas un regard, pas un mot, celui que nous considérons comme normal, minimal. Et lorsque l’enfant ne réussit pas à le franchir, nous soufflons, râlons et nous avons parfois des remarques désobligeantes : « tu as vraiment un poil dans la main ! Tu es vraiment idiot de te préoccuper de ça ! » etc.

Donc pour en revenir aux mots de dictée, peut-être que le premier pas, ce sera juste d’accepter de faire la dictée, de ne pas rendre copie blanche ou de ne pas mettre ne place des stratégies pour éviter de la faire (se rendre malade, se faire punir pour être exclu de classe, etc)

Comme dit le proverbe : « Paris ne s’est pas fait en un jour ! »

 

Et le plus difficile bien souvent est de poser la première pierre, de se lancer !

Parfois chaque pas, chaque étape sera compliqué et prendra du temps. Comme pour l’exemple de la dictée.

Parfois c’est uniquement le fait de se lancer qui constitue un frein. Puis le reste suit sans trop de peine. Comme dans l’exemple de Laura.

Peu importe ! Marche après marche ou uniquement pour la première, prenez le temps d’accompagner votre enfant avant, pendant, après.

  • avant : définissez avec lui le petit pas, la marche à franchir (ex : emmener le lapbook ; 1 mot correct dans la dictée)
  • pendant : encouragez « tu peux le faire ! »
  • après : valoriser les réussites

Ce qui m’emmène au troisième conseil : séparer félicitations et critiques.

 

Astuce confiance en soi n°3 : un temps pour chaque chose

Vous est-il déjà arrivé de demander son avis à un ami, un collègue sur une de vos réalisations et qu’il vous réponde : « oui c’est très bien mais tu pourrais revoir tel et tel point. »

Comment vous sentez-vous ?

Bien souvent, on oublie le « c’est très bien » et on ne se rappelle que du « tu pourrais améliorer … ».

Je me trompe ?

Le cerveau est bizarrement constitué que dans une telle phrase, il ne va retenir que la deuxième partie !

 

Donc la solution : séparer les deux temps !

  • un temps pour féliciter : le fameux « tu peux être fier de toi ! », pour célébrer, partager la joie « je suis heureux pour toi ! », « tu as réussi, je partage ta joie ! ». Ici : « tu as réussi ton défi. Tu as écrit 2 mots sans erreur ! »
  • un temps pour analyser ce qui n’a pas été réussi, se fixer des nouveaux buts, nouvelle marche à atteindre : « combien de mots penses-tu être capable d’écrire sans erreur la prochaine fois ? » et/ou « que dirais-tu d’écrire plus petit, sur les lignes la prochaine fois ? »

 

Si je reprends l’exemple de Léa, si le lundi soir, je lui avais dit : « bravo, tu peux être fière de toi. Tu as apporté ton lapbook au collège » et tout de suite après : « maintenant la prochaine étape, le sortir du sac ! ». Je suis certaine qu’elle aurait interprété cela comme « Karine n’est pas satisfaite. Ce que j’ai fait ne suffit pas. »

Malheureusement, j’ai fait cette erreur bien trop souvent avec mes propres enfants ! Les féliciter et tout de suite derrière fixer un nouvel objectif.

Conclusion : à l’adolescence, mon fils m’a dit un jour : « maman, ce que je fais, ce n’est jamais assez bien pour toi ! «  Aïe, le choc d’entendre cela ! Moi qui était si fière de lui !

Donc maintenant je m’efforce de séparer ces deux temps, que ce soit avec mes élèves ou mes enfants !

astuces confiance en soi

Dans ma vidéo You Tube complémentaire à cet article, je vous propose 7 autres conseils pour augmenter la confiance en soi de son enfant. Je vous propose une petite phrase à lui pour chacune des dix astuces. Je vous explique aussi comment utiliser l’erreur pour continuer à avancer. Bref je vous donne d’autres pistes possibles pour renforcer la confiance en soi de son enfant.

 

Les trois conseils que je vous ai partagés ici sont le fruit de longues années d’expérience et de formations variées (stages, lectures). Ils me sont très précieux. Je les utilise régulièrement aussi bien en tant que maman qu’enseignante. Et j’ai vraiment l’impression qu’ils contribuent à renforcer la confiance en soi des enfants et des jeunes.

Mais je suis consciente que ce n’est pas tous les jours faciles. Les vieilles habitudes, les vieux réflexes ont la vie dure. Il va falloir du temps pour en changer. Peu importe ! L’important est pour vous aussi, de vous faire confiance ! Pour vous de commencer par un petit pas ! De célébrer ensuite votre victoire avant de passer à autre chose.


D’ailleurs pour célébrer ensemble, je vous propose de raconter dans les commentaires laquelle des trois astuces vous allez essayer en premier et pourquoi pas, après l’avoir testé, ce que cela aura changé.

 

Le manque de confiance en soi n’existe pas que chez les enfants !

Natacha du blog une touche de Natacha en est bien consciente. C’est pour cette raison qu’elle a organisé ce carnaval d’articles auquel je participe « mes trois meilleures astuces pour booster ma confiance en moi instantanément ». Elle sait à quel point la confiance en soi est importante et dépend de multiples facteurs. c’est donc pour vous offrir la vision de nombreux blogueurs sur ce sujet qu’elle a rassemblé les meilleures astuces sur son site. N’hésitez pas à https://unetouchedenatacha.fr/wp-content/uploads/2019/02/astuces-confiance-en-soi.pdftélécharger son guide !

E-book Natacha confiance en soi

Quant à moi, je vous rappelle que vous pouvez obtenir encore plus d’astuces et de conseils pour la scolarité de votre enfant :

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2 réponses

  1. 16 février 2019

    […] « Manque de travail » → est-ce un manque de motivation, de confiance en soi ? Des difficultés à comprendre, à […]

  2. 19 février 2019

    […] parce que je vous y explique comment j’ai pris conscience de l’importance de ce mot, CONFIANCE avec mon propre fils […]

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